logo Pierre AULAS
Extraits 2016 - Pierre Aulas
 Parcours  |   Réalisations  |   Cours  |   Chroniques  |   Divers
Guilluy
Schoendorffer
Quenet
Manchette
Patricot
Meslay
Pinçon

Extraits 2016

Faute d'assimilation… (10 février 2016)

GUILLUY (Christophe), La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires, Flammarion, 2014.

Réponse directe à l'instabilité démographique, le séparatisme au sein des milieux populaires n'est plus une hypothèse mais une réalité : les catégories populaires d'origine française et d'immigration ancienne ne vivent plus sur les mêmes territoires que les catégories populaires d'immigration récente. Ce séparatisme territorial est perçu par les couches supérieures au mieux comme une faute morale, au pire comme une preuve du racisme inhérent aux classes populaires. Elles ne comprennent pas qu'il s'agit en réalité d'une réponse pragmatique et pacifique à l'évolution démographique. Car contrairement aux idées reçues, se séparer revient précisement à éviter la guerre. C'est du reste le principe du divorce : on se sépare pour faire baisser les tensions et éventuellement reconstruire des relations apaisées. Le nombre peu élevés d'actes violents racistes en France, comparé à ce qui se passe dans d'autres pays européens, illustre non seulement le calme relatif des autochtones, mais aussi les effets paradoxalement positifs du séparatisme. […]
Mais les classes dominantes, celles qui ont les moyens de la frontière invisible avec l'autre, ne veulent pas de cette séparation. Ce sont elles qui demandent, au nom du bien, toujours plus de « mixité ». Cette volonté d'imposer la « mixité » aux autres risque de poser un problème aujourd'hui à un moment où le desserrement, compte tenu des logiques foncières, ne va plus être possible. Tout se passe comme si les élites voulaient créer les conditions de la tension.
Le décalage entre la perception des élites et celle du peuple se lit dans cette gestion du multiculturel. Aux classes dominantes, qui vivent le « multiculturalisme à 5 000 euros par miois », et pour qui la solution passe par plus de mixité, les classes populaires, « celles qui vivent le multiculturalisme à 1 000 euros par mois », répondent séparatisme.
Les débats byzantins sur l'immigration, l'identité, le droit du sol, du sang sont vains, puisqu'ils ont déjà été tranchés dans le réel. Il suffit d'observer comment se gère le rapport à l'autre ici et ailleurs. Le processus est identique partout, le rapport à l'autre et au « village » est le même à La Courneuve, en Picardie, de Hénin-Beaumont à Marseille, des villages bretons à ceux de Kabylie, du Xinjiang à l'Oregon : les catégories modestes souhaitent préserver leur capital social et assurer la transmission de leur patrimoine et de leur « village » à leurs enfants. Il s'agit d'une démarche de protection, pas de fermeture, elle n'interdit donc pas l'accueil de l'autre ni la fraternité mais exige un entre-soi majoritaire.

Haut de page

Suivre le signe. (5 février 2016)

Extrait du film SCHOENDORFFER (Pierre), Le crabe tambour, 1975.

Avion avec trainée

Dans un paysage de Landes, un curé s'adresse à ses ouailles.
LE CURÉ — Et voici qu'un ange du Seigneur m'est apparu en songe. Il m'a dit : bientôt, un signe traversera le ciel. Ne crains pas de prendre avec toi tes brebis et de suivre le signe. Alleluiah.

Dans le mess d'un navire de guerre. Le chef machine, un sous-officier, le docteur du bord.
LE CHEF MACHINE — Ils ont tous crus en sa vision, ces Bigoudens. Ne riez pas. Nous, on croit à Lanku.
Lanku, c'est l'ange de la mort. Homme de peu de foi. Quand vous êtes pris d'un frisson. Comme ça. Sans raison. Les vieux disent… que c'est la mort qui passe… Elle passe… Elle repasse… Un jour, elle s'arrête.
LE SOUS-OFFICIER — Amen ! J'aime mieux vos histoires de fossoyeurs ou de pendu au calvaire.
LE CHEF MACHINE — Vous le lieutenant d'infanterie vous feriez mieux d'apprendre à conduire proprement ce bateau, au lieu de dire des âneries. Que savez-vous des Bigoudènes ?
Ils ont la tête dure… oui… Mais des âmes… de petits enfants.
Ils ont tous cru en sa vision !
Et en vérité : un signe apparut. Une grande flèche. Une nuée blanche… Le doigt du Seigneur, tendu…, vers l'est.
Tous les jours de temps clair, ils virent le signe. Mais le Seigneur voulait certainement les éprouver : car si le matin, il leur désignait l'est ; l'après-midi, c'était l'ouest. Et ils rebroussaient chemin…
Marche. Contre-marche. Chantant des cantiques et buvant du vin rouge.
Tendant son verre. Rien ne vous désseche la gorge comme ces histoires de marche à pied !
LE SOUS-OFFICIER Cherchant à tenter le chef machine — Regardez ce cognac docteur !
Alors ? Finissez l'histoire de votre vieux fou qui voit des signes… si vous le pouvez !
LE CHEF MACHINE — Pas fou… seulement un peu dérangé.
Il lance son verre au jeune officier qui le rattrape.
Bravo ! Bons réflexes.
Vous ne croyez pas aux signes, hein ! ?… Pauvre innocent… Qu'est-ce vous croyez que vous faites ici ? Vous aussi vous guettez sur votre écran radar un écho… Un signe. Qui donne le cap à votre homme de barre. Et vous aussi vous suivez… un vieux crabe… qui passe son temps à regarder la mer.
LE SOUS-OFFICIER — Pas de philosophie de bistrot, chef. Vous ne savez plus comment terminer votre histoire. C'est tout.
LE CHEF MACHINE — Ils ont tous fini par arriver. Ils sont arrivés à… Orly. Alleluia !
LE SOUS-OFFICIER — C'est complétement idiot. Où est le signe, chef ?
LE CHEF MACHINE — C'était l'année du premier vol New-York Paris en Boeing 707. Cap à l'est le matin. À l'ouest le soir. Levez le nez en l'air et vous verrez ! Homme de peu de foi…
Le sous-officier se retire sans rien dire.
S'adressant au docteur. Si on les laissait faire ces jeunes gens vous mangeraient des petits patés sur la tête.
Sourire du docteur qui tend un verre de cognac au chef machine.
LE CHEF MACHINE — C'est pas une histoire drôle docteur.
Ils sont jamais arrivés à Orly, bien sûr…
Mais ils ont marché, marché et puis… l'un après l'autre, ils l'ont abandonné. Et le matin du septième jour, dans un chemin creux… Ils l'ont retrouvé mort notre vieux recteur…

Écouter la bande-son du film :

Haut de page

Un oublié de l'histoire : le Grand Parc de Versailles. (2 février 2016)

QUENET (Grégory), Versailles, une histoire naturelle, La découverte, 2015, pp. 115-116.

Pavillon de Jouy-en-Josas

Le Grand Parc est entouré d'une enceinte de 40 kilomètres, percée de vingt-quatre portes. Un élément essentiel de la politique de conservation. Longtemps oubliée des historiens, cette enceinte a été étudiée pour la première fois dans les années 1980, dans le cadre d'une enquête topographique menée par l'Inventaire, suite à l'identification d'éléments architecturaux d'un type non vernaculaire, vestiges de la clôture. Ce mur a été achevé dans son extension maximale en 1684, Dangeau notant le 22 août : « le roi alla faire le tour de son nouveau parc, et trouva les murailles à hauteur presque partout ». Cette enceinte démesurée a nécessité un an de travaux et coûté plus de 400 000 livres.

Une architecture a été inventée pour les portes du parc, qui ne reprend ni des formes locales ni celles en vogue à la Cour. Archaïsante et fonctionnelle, cette architecture de maçon ou d'ingénieur militaire se compose de pavillons rectangulaires à un étage, couvert d'un toit à faîtage court et d'une pente voisine de quarante-cinq degrés. Le rez-de-chaussée est occupé par un passage ouvrant par deux arcs en plein cintre, une seule pièce occupant l'étage pour le garde. Selon l'expression heureuse du conservateur du patrimoine Chantal Waltisperger, ils forment de « véritables châtelets d'entrée » destinés à préserver l'efficacité de la clôture pour la protection du gibier et le contrôle des circulations.
Le contrôle des déplacements du gibier est l'une des principales préoccupations du personnel des chasses. Ce souci apparaît dès la première clôture qui précède le fameux mur de 1684. Il est consubstantiels aux grands domaines de chasse qui se multiplient au XVIe et surtout au XVIIe siècle. Il s'agit à la fois d'éviter que le gibier ne s'enfuie chez le voisin et de s'affranchir des contraintes juridiques pesant sur la chasse. Dans le domaine de Versailles, on utilise aussi des sauts-de-loup : on creuse « un grand fossé pour exmpescher les chevreuils de sauter par dessus les mur du parc de Clagny ».

Haut de page

Nihilisme seventies. (31 janvier 2016)

MANCHETTE (Jean-Patrick), Nada, Gallimard, coll. « Folio Policier », 2013 (orig. 1972), pp. 214-216.

Revue anarchiste (récente)

Il empoigna le micro, pressa la touche d'enregistrement et, tandis que la bande commençait de s'enrouler, il demeura un instant immobile, la bouche ouverte. Son visage était contracté comme au début de l'après-midi, dans la baignoire.
— J'ai fait erreur, dit-il soudain. Le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique, quoique leurs mobiles soient incomparables, sont les deux mâchoires du…
Il hésita.
— … du même piège à cons, acheva-t-il et il continua aussitôt. Le régime se défend évidemment contre le terrorisme. Mais le système ne s'en défend pas, il l'encourage, il en fait la publicité. Le desperado est une marchandise, une valeur d'échange, un modèle de comportement comme le flic ou la sainte. L'État rêve d'une fin horrible et triomphale dans la mort, dans la guerre civile absolument généralisée entre les cohortes de flics et de mercenaires et les commandos du nihilisme. C'est le piège qui est tendu aux révoltés et je suis tombé dedans. Et je ne serai pas le seul. Et ça m'emmerde bien.
Le Catalan fixa l'ombre et se frotta machinalement la bouche avec la main. Il eut la vision de son père qu'il n'avait jamais vu ; l'homme est debout sur une barricade, plus exactement il est en train de faire une enjambée, un de ses pieds en l'air ; c'est le soir du 4 mai 1937 à Barcelone, le prolétariat révolutionnaire s'est insurgé contre la bourgeoisie et les staliniens, une balle va frapper dans une fraction de seconde le père de Buenaventura Diaz, dans une fraction de seconde l'homme sera mort, dans quelques jours la Commune de Barcelone sera écrasée, dans peu de temps elle sera enterrée sous la calomnie.
— La condamnation du terrorisme, dit Buenaventura dans le micro, n'est pas une condamnation de l'insurrection, mais un appel à l'insurrection.
Il s'interrompit de nouveau, et un ricanement lui tordit la bouche.
— En conséquence, ajouta-t-il, je déclare le groupe « Nada » dissous.
Il arrêta l'enregistrement.
— Et à l'unanimité, encore ! cria-t-il dans l'ombre. Les vieilles traditions sont respectées.
Il sortit la cassette de l'enregistreur, la fourra dans une enveloppe qu'il ferma et sur laquelle il écrivit : Première et dernière contribution théorique de Buenaventura Diaz à sa propre histoire. Il mit l'enveloppe dans la poche de la veste de chasse et passa au salon pour prendre les informations télévisées.

Haut de page

Ces victimes qui n'ont pas de nom. (21 janvier 2016)

PATRICOT (Aymeric), Les petits Blancs. Un voyage dans la France d'en bas, Points, coll. « Enquête », 2015 (orig. 2013), pp. 45-47.

Des victimes jamais nommées

Les textes d'Orelsan, dits sur un phrasé plutôt lent et des arrangements dépouillés, parlent avec simplicité de l'ennui, de la drogue, des existences virtuelles, des sorties en boîte. (…)
Jimmy ressemble à celui qu'il admire. Un physique discret, une certaine gentillesse en dépit de l'agressivité assumée de l'univers culturel dans lequel il évolue. Il semble qu'il se soit accommodé, bon an mal an, des violences économiques et sociales du monde nouveau, ainsi que des maigres compensations, surtout fantasmatiques, auxquelles il donne droit. Fatalisme soft, consumérisme à peine rebelle, provocations sans conséquence. Jimmy copie le style des voyous révoltés du système, en premier lieu les stars du rap américain, sans chercher lui-même à s'extraire d'une condition qu'il sait modeste.
Une de ses camarades, venue de Guadeloupe, Tania, lui témoigne de l'affection. Ses pulls de maille torsadée soulignent sa taille de guêpe et sa poitrine imposante. Elle parle beaucoup de séduction, prenant un malin plaisir à caresser l'épaule de Jimmy et à le taquiner au sujet de ses petites amies. Le contraste est fort entre cette fille à la franche maturité sexuelle et ce garçon aux épaules étroites, aux emportements puérils. Elle l'appelle « mon petit Blanc », expression qui revêt ici des nuances attendries – clin d’œil à la petite taille de Jimmy autant qu'à son statut de gentil garçon reclus dans un univers qui le dépasse. Lui ne réagit pas à l'expression. Il se délecte, simplement, d'une complicité flatteuse.
Lors d'une visite au Louvre, il s'étonne que la Renaissance flamande propose autant de christs. « Toutes ces croix, partout… Comme il a dû souffrir, Jésus ! Dites, Monsieur, pourquoi les gens ne peignaient que des christs à l'époque ? » Ses camarades musulmans, eux, se montrent capables d'énoncer quelques vérités historiques sur Jésus de Nazareth et d'épiloguer sur la place qu'il revêt dans le Coran. Curieusement, ils se sentent plus à l'aise avec la présence envahissante du Dieu chrétien que le petit Blanc : ce dernier n'a jamais été au catéchisme et ne peut rien dire de cette religion que ses amis lui attribuent et qui ne lui inspire qu'indifférence, voire méfiance. Il éprouve de la gêne face à ce que la classe politique elle-même hésite à considérer comme un des piliers de la culture européenne. Il s'en excuserait volontiers, si seulement il pouvait nommer cette chose qu'est l'héritage culturel chrétien.

Écouter Je me sens si seul d'Orelsan, 2012 :

Haut de page

Mythes étranges. (18 janvier 2016)

MESLAY (Olivier), Mélancolie. Génie et folie en Occident, RMN, 2014 (orig. 2005), p. 314.

Goya, <I>Saturne dévorant un de ses fils</I>, Prado, 1823

Métaphore de la mélancolie ou sa fin ?
L'image de Saturne dévorant ses enfants est au centre de la problématique mélancolique. Le mélancolique est un enfant de Saturne mais son destin est-il de mourir et dans la bouche de son père ? Comme en miroir, le dieu lui-même est un mélancolique que la contemplation de sa propre création exaspère et rend fou. La destruction de son engeance est une solution à sa rage. La proximité de Satan et de Saturne dans les univers mythologiques et bibliques a rendu plus confus encore, ou plus riche, la personnalité de ce dieu. Si Saturne est le père de tous les dieux, Satan est lui le fils maudit, celui du moins qui conduit tous les anges rebelles. cette confusion entre le père et le fils, le géniteur et l'engendré est la source même de ce cannibalisme incestueux. Le comble des horreurs semble aussi la résolution de l'angoisse. Le cercle infernal semble sans fin mais aussi sans autour, il se suffit à lui-même et fait disparaître tout objet de contemplation. Le meurtre annule le temps.
L'invention de cette image ne revient pas à Goya mais à Rubens qui peignit pour Philippe IV, roi mélancolique s'il en fut, plusieurs peintures pour le pavillon de chasse de Torre de la Parada dont Saturne dévorant ses enfants dont la composition a servi de modèle à Goya pour son tableau final. Rubens peignit ce tableau en 1636-1638.

Haut de page

Petits arrangements entre amis. (mis en ligne le 4 janvier 2016)

PINÇON-CHARLOT (Michel et Monique), Tentative d’évasion (fiscale), Paris, Zones, 2015.

Les riches profitent de la classe moyenne

Une dérogation au droit commun a été instituée par la loi du 29 décembre 1977, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing et le gouvernement de Raymond Barre, avec la création de la Commission des infractions fiscales (CIF), dénommée communément « verrou » de Bercy. La motivation de cette dérogation avait « pour objectif d’éviter l’acharnement fiscal sur certains contribuables », avoue en 2014 son président, le vicomte Jean-François de Reydet de Vulpillières.
Dans le droit français, d’ordinaire, c’est le procureur et lui seul qui décide d’engager des poursuites. Mais pas dans les affaires de fraude fiscale, qui font exception à la règle. Comme l’explique le juge d’instruction Guillaume Daïeff, dans ces cas, « une plainte du ministre du Budget est nécessaire. […] Le procureur de la République ne peut pas – il n’en a pas le droit – engager une enquête pour fraude fiscale si elle ne lui a pas été demandée par le ministre du Budget. C’est une condition préalable à l’action publiquenote ». Selon ce magistrat, « il est très clair que cette plainte préalable donne au ministre du Budget le pouvoir de définir la politique pénale fiscale. ».
Le vrai « verrou » de Bercy n’est donc pas l’existence en soi de la Commission des infractions fiscales, mais le fait qu’elle permet légalement au ministre du Budget de jouer le rôle de chef de gare avec le pouvoir d’aiguiller comme il l’entend le traitement de la fraude fiscale vers telle solution plutôt que telle autre. Ceux qui verront leur dossier orienté vers la CIF seront envoyés dans neuf cas sur dix en correctionnelle, risquant des peines de prison, avec ou sans sursis. Mais le ministre peut aussi proposer aux contribuables fraudeurs de son choix la porte de sortie des cellules de dégrisement, aujourd’hui dénommées de « régularisation », ou encore d’autres formes de conciliabules informels, afin d’échapper à la menace de poursuites pénales, à condition que les impôts dus soient acquittés et agrémentés de quelques pénalités.

NOTA-BENE : un de nos ministres du Budget, Jérôme Cahuzac, a du démissionner en 2013 après que le journal Mediapart ait prouvé qu'il possédait un compte en Suisse (ainsi qu'à Singapour et à l'île de Man). Il est à craindre que sa principale faute ait été de se faire prendre la main dans le sac…

Le livre complet est accessible gratuitement sur le site des éditions Zones (mais vous pouvez aussi l'acheter pour le relire tranquillement voire l'offrir).

Pour les rétifs à la lecture : une série de documentaires de Patrick BENQUET intitulée La grande évasion fiscale, 2013 (citée dans le livre et reprenant quelques points mais ça ne vaut évidemment pas la lecture).
- épisode 1 : l'honneur perdu d'une banque (= UBS)
- épisode 2 : la mise à mort du secret bancaire suisse
- épisode 3 : des politiques au-dessous de tout soupçon (= le verrou de Bercy)

Haut de page

Nul n'est censé ignorer la loi :

D'un point de vu juridique, sachez que vous êtes autorisé à diffuser des passages littéraires d'auteurs vivants ou décédés au titre du droit de citation (qui suppose que vous mentionnez auteur, titre, lieu d'édition, maison d'édition, date d'édition).
La longueur d'une citation n'est pas définie par la loi mais fait l'objet de la part des éditeurs d'un consensus qui varie de 7/8 lignes à 1/2 pages.
En tant qu'auteur je suis d'avis que la diffusion d'extraits d'un ouvrage est le meilleur moyen de le faire connaître et donc de le faire vendre.
En diffusant des extraits vous rendez service à la culture et vous permettez l'enrichissement relatif de l'auteur (10%), assuré de l'éditeur (35%), et très confortable du distributeur (45%). Sans compter les 19,6% qui reviennent à notre Leviathan bien aimé.

Haut de page
Plan du site  |  Mentions légales  |  Crédits  |  Aide