logo Pierre AULAS
Les facéties du sapeur Camember par Christophe - Pierre Aulas
 Parcours  |   Réalisations  |   Cours  |   Chroniques  |   Divers
Plan détaillé
Camember est présenté au lecteur.
Ier groupe d'histoires.
IIe groupe d'histoires.
IIIe groupe d'histoires.
Camember prend la lettre qui tue pour l'esprit qui vivifie.
Une imagination de Cancrelat.
Camember se fait des cheveux.
Camember n'y comprend rien.
On ne pense pas à tout.
Une méprise du sapeur.
IVe groupe d'histoires.
Ve groupe d'histoires.
VIe groupe d'histoires.
VIIe groupe d'histoires.
VIIIe groupe d'histoires.
Épilogue.

IIIe groupe d'histoires.

Camember prend la lettre qui tue pour l'esprit qui vivifie.

Le sapeur, qui n'est pas guéri, vient trouver le major

« Comment, tu n'es pas guéri ? — Non, m'sieu le major. — Tu n'as donc pas suivi mon ordonnance ? — Ah ! il fallait sui… ! — Parbleu ! c'est élémentaire ! »

Le sapeur a trouvé l'ordonnance du major

C'est pourquoi, bien que malade, Camember s'est mis à la recherche de Joseph, ordonnance du major. Il le trouve au moment où il se dispose à promener Bourrache, le cheval de son chef.

Le sapeur suit l'ordonnance sur son cheval

Plein de déférence pour les ordres du major, Camember emboîte le pas derrière Bourrache et émet, à part lui, quelques réflexions au sujet de la singularité des remèdes du docteur.

L'ordonnance accélère le mouvement

Au début tout marche à souhait, Bourrache et Joseph ne se pressent pas ; Camember non plus.
Mais Joseph, trouvant que c'est très monotone d'aller au pas, fait un petit temps de trot. Camember, toujours plein de déférence pour les ordres du major, prend aussitôt la même allure.

L'ordonnance part au galop. Le sapeur sue à grosse goutte et court de toutes ses forces

Mais voilà que Joseph se paye un petit temps de galop ; Camember s'empresse de faire de même, ce qui détermine chez lui une transpiration abondante.

Le sapeur reste alité à l'infirmerie

Aussi, de retour à la caserne, Camember, poussif et suant, est-il admis d'urgence à l'infirmerie.

Le major rencontre un sapeur remis sur pied

Or la transpiration étant chose excellente pour les maux de gorge, le major trouve le lendemain Camember guéri. « — Oui, M. le major, j'ai suivi pas-t-à-pas votr ordonnance. — Ah ! quand je te le disais ! » répond le major fier de lui.

Colophon de la première partie

Une imagination de Cancrelat.

Cancrelat verse de la glue dans le bonnet de poil du sapeur

Camember s'étant endormi pour cause de sieste, Cancrelat qui, au contact du sapeur, est devenu bien dégourdi, n'hésite pas à lui jouer une farce aussi intelligente que spirituelle en enduisant de glu son bonnet de poil.

Le sapeur se met au garde à vous

Puis il réveille le sapeur au moment précis où passe l'adjudant-major (on ne voit pas l'adjudant-major ; mais, à en juger par la direction du regard du sapeur, il est à présumer qu'il est quelque part vers la droite).

Le sapeur tente d'enlever son bonnet à poil

Après quoi, Camember constate à ses dépens que la glu est, comme son nom semble suffisament l'indiquer, un corps gluant qui a la propriété de faire adhérer fortement les bonnets à poil à l'occiput des sapeurs.

Camember va consulter le major

Épuisé par de stériles efforts, Camember, en désespoir de cause, a recours à son médecin ordinaire qui examine avec une scrupuleuse attention le cas singulier encore non décrit par les bons auteurs…

Les collègues de Camember le saisisse et lui arrache le bonnet de poil

et ordonne aussitôt un traitement énergique. L'opération réussit pleinement pour le bonnet, qui se trouve avoir ainsi plus de poil qu'avant. Mais c'est le contraire…

Camember se trouve chauve. Son ombre (avec sa barbe pointue) ressemble à une cigogne

pour le cuir chevelu du sapeur. Et c'est ainsi que Camember perdit ses cheveux.

Colophon de la deuxième partie

Camember se fait des cheveux.

Camember se fait semoncer par le colonel

« Pourriez-vous me dire, sapeur, qui vous a tondu de cette singulière façon ? — C'est la glu, mon capitaine. — Laglu ?… connais pas. Eh, bien ! en attendant qu'on ait découvert le perruquier Laglu, qui est évidément le coiffeur des citrouilles, vous allez, sergent Briquemolle, me fourrer cet homme à la salle de police. »

Camember se retrouve au gnouf

Livré à ses propres pensées, Camember monologue. « Il faudrait voir, dit-il, à trouver un moyen de me faire repousser du cresson sur la fontaine, parce que sans ça l'capitaine, qu'est un homme d'attaque, est capable de me condamner à la boîte jusqu'à perpéte »

Camember passe devant la boutique du coiffeur Merlan

Le major consulté donne à Camember ce judicieux conseil : « Essaie une pommade capillaire ; comme tu n'as plus de mousse sur le caillou, si ça ne te fait pas pousser les cheveux, ça ne les fera toujours pas tomber. » Et voilà pourquoi Camember tombe en arrêt devant la boutique du sieur Merlan

Camember est pris en main par le Merlan

Lequel s'étant, par malheur, trompé de flacon, frictionne consciencieusement le crâne dénudé du sapeur avec une pommade dite épilatoire…

Camember, dont l'abondante chevelure dépasse largement du bonnet à poil, se fait semoncer par le colonel

… dont l'effet prodigieux et presque instantané est de convaincre le capitaine Brizard que le sapeur a l'intention bien arrêtée de se moquer de lui.

Et Camember se retrouve de nouveau au gnouf!

C'est pourquoi Camember, qui a déjà passé huit jours à la boîte pour n'avoir pas de cheveux, y retourne quinze autre jours parce qu'il en a trop ! Il y a des gens qui ne sont jamais contents !

Colophon de la troisième partie

Camember n'y comprend rien.

Le major examine l'oeil de Camember

Décidément le sapeur est dans une mauvaise veine.
« C'est encore toi, Camember, dit le major. Mais, mon garçon, tu es menacé d'ophtalmie ; sais-tu que c'est sérieux ? Quand ce n'est pas pris à temps ça devient purulent et on est atteint de cécité. Donc…

Le major fait ses recommandations à Camember

tu vas te procurer des conserves fumées que tu porteras tout le temps ; c'est élémentaire ! — Oui ! m'sieu l'major ! » Et Camember pour bien retenir ces prescriptions, répète : « C'est alimentaire, les conserves fumées ; de toute né… cessité. Sans quoi on devient un pur uhlan ! »

Le sapeur se rend chez le charcutier

À sa première sortie Camember s'informe :
« M'sieu l'charcutier ! Est-ce que dans le parmi d'vos conserves, vous n'en aureriez pas de fumées ?
— Si fait, m'sieu le sapeur, et même de parfumées », répond spirituellement le facétieux J. Molle.

Le colonel surprend Camember rentrant à la caserne avec des charcuteries accrochées autour du cou et sous les bras

« Ah çà ! sapeur, pourriez-vous me dire ce que signifie cette mascarade ? — Mon capitaine, c'est rapport à mes yeux, qu'il a dedans de l'eau d'salmis, qu'il a dit l'major, et qu'il faut que je porte des conserves fumées alimentaires. »

Et Camember se retrouve une fois de plus au gnouf

Pour cette belle réponse, Camember a été mis pendant huit jours à l'ombre, ce qui, comme on sait, est le meilleur des remèdes pour les maux d'yeux. Camember, en voie de guérison, admire la science du major.

Camember félicite le major pour la qualité de son traitement

« Nonobstant, m'sieu l'major, que la discipline mélétaire elle n'est pas subséquente de la chose, j'voudrais vous serrer la pince. C'est pas pour dire, mais vos remèdes, ils n'sont pas piqués des z'hannetons. — Eh ! eh ! » fait modestement le major.

Colophon de la quatrième partie

On ne pense pas à tout.

Le sapeur vient consulter Mlle Victoire

« Foulez-fous me rendre un pétit service, mossieu Gamempre ? — Que je suis trop-z-heureux, mam'selle Victoire, d'être choisi par vous, pour à seule fin d'avoir celui de vous rendre tous les services dont auxquels je suis susceptible. »

Victoire confie à Camember le soin de cirer les chaussures du colonel

« Faudrait cirer les jaussures du golonel, mossieu Gamempre !
— En deux temps, trois mouvements, ça va-t-être fait, mam'selle Victoire ! Seulement que j'aurais désiré que le service il serait plus conséquent. »

Camember cire en chantant. Victoire s'affaire à ses fourneaux

Camember chantant :
« Petits v'oiseaux qui êtes dans le feuill â â â ge
Ousque murmure l'onde du clair ruisseau,
Chantez, chantez dedans le vert bocâ â â ge
Le doux pruntemps, époque du rrrrrrenouveau ! »

Camember fait un compliment à mlle Victoire

« Eh bien ! ça va-t-y, mossieu Gamempre ?
— C'est-à-dire, mam'selle Victoire, que ça serait comme qui dirait le miroir de la beauté… si vous vous regarderiez dedans ! »

Camember tend une chaussure et une botte au colonel (il a derrière lui une botte et une chaussure qui feraient bien la paire)

LE COLONEL. — Victoire, mes chaussures !
CAMEMBER. — Voilà, mon colonel !
LE COLONEL. — Mais, incorrigible tête de bois, tu ne vois donc pas que tu me donnes une paire dépareillée !

Camember montre au colonel que l'autre paire aussi est dépareillée

« Faites excuse, mon colonel, si je m'ostine ; mais je vous ferai-z-observer avec tout mon respect que l'autre paire n'est pas plus pareillée que celle-ici ! »

Colophon de la cinquième partie

Une méprise du sapeur.

L'adjudant fait remarquer au sergent le tas d'ordure qui traine dans la cour

L'adjudant-major interpelle le sergent Bitur : « Signifie, sergent, ce tas d'ordures dan la cour de la caserne ? Si dans une heure ce n'est pas enlevé, je vous ferai savoir comment je m'appelle ! »

Le sergent fait remarquer au sapeur le tas d'ordure qui traine dans la cour

Bitur fait venir Camember : « Sapeur, lui dit-il, je vous imprime l'ordre de creuser un trou pour à seule fin d'y mettre ces ordures et autres, si non je vous fera-z-un peu voir comment j's'appelle ! »

Camember creuse un premier trou

Camember, qui ne tient pas à savoir comment s'appelle le sergent Bitur, a creusé un trou et y a délicatement déposé les ordures. Puis il demeure perplexe : « Oui, se dit-il, mais, maintenant, la terre du trou,… ousque j'vas la fourrer ? »

Camember demande au sergent où mettre la terre sortie du premier trou

« Sergent ! interroge Camember, et la terre du trou ? — Que vous êtes donc plus herméfitiquement bouché qu'une bouteille de limonade, sapeur ! Creusez un autre trou !… — C'est vrai ! » approuve Camember.

Camember creuse un second trou

Camember creuse donc un deuxième trou et y dépose la terre du premier, puis il redevient perplexe : « Oui, mais la terre de ce deuxième trou, se redit-il… qu'est ce que j'en vas faire ? »

Le sergent tance vertement Camember pour son manque de savoir-faire

« Sergent ! réitère Camember,… ousque j'vas la mettre celle-ci ? — S'pèce de double mulet cornu ! m'ferez quatre jours pour n'avoir pas creusé le deuxième trou assez grand pour pouvoir y mettre sa terre avec celle du premier trou. »

Colophon de la sixième et dernière partie
Plan du site  |  Mentions légales  |  Crédits  |  Aide