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Les facéties du sapeur Camember par Christophe - Pierre Aulas
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Plan détaillé
Camember est présenté au lecteur.
Ier groupe d'histoires.
IIe groupe d'histoires.
IIIe groupe d'histoires.
IVe groupe d'histoires.
Ve groupe d'histoires.
Où il est question de vieilles connaissances.
Ce que c'est que l'accent.
Camember-Salomon, médiateur.
Confidences.
Camember complimente la colonelle.
Camember chimiste.
VIe groupe d'histoires.
VIIe groupe d'histoires.
VIIIe groupe d'histoires.
Épilogue.

Ve groupe d'histoires.

Où il est question de vieilles connaissances.

Eusèbe ouvre la caisse arrivée d'Australie

Eusèbe Mauve, naturaliste, ayant reçu d'Australie un animal étrange, toute la ville de Saint-Rémy-sur-Deule vient le contempler M. Fenouillard lui-même s'est dérangé pour venir jeter un regard sur ce « jeu de la nature ».

Eusèbe Mauve prépare un panneau prohibitif

Eusèbe Mauve, trouvant que les visiteurs taquinent un peu trop son pensionnaire, prépare un écriteau prohibitif. Il est en train de l'enduire de colle, quand son cousin le major Mauve, alors en garnison à Saint-Rémy, pénètre dans le cabinet.

Le major s'assoie sur l'affiche du docteur

« Eh bien ! docteur, qu'en dis-tu ? Quelle est ton opinion ? interroge Eusèbe.
— Mon opinion ? mon opinion ?… C'est bien simple !… Mon opinion est que… je n'en ai pas. Cette bête-là, c'est la bouteille à l'encre ! Voilà mon opinion ! »

Tout un groupe d'enfants suit le major en rigolant tandis qu'il rentre à la caserne

Après quoi, le major va faire une visite au colonel indisposé.
En chemin, il se perd en conjectures sur la cause probable de l'émotion populaire et intense que son aspect semble soulever.

Le major a sur les fesses une affiche mentionnant 'Il est défendu de toucher à l'animal'

Enfin, il arrive à la connaître, cette cause, comme le fameux Félix Quipotuit dont parle le poète, lorsque prenant congé du colonel, celui-ci l'interpelle :
« Mais, docteur, faites-moi donc le plaisir de me dire ce que vous avez dans le dos ? »

Camember s'explique devant le colonel et la major

« Pourquoi, s'pèce de moule, n'as-tu pas enlevé l'écriteau du docteur ?
— Faites excuse si je m'obstine, mais comme mon colonel peut s'en assurer visuellement, qu'il était défendu de toucher au major. »

Colophon de la première partie

Ce que c'est que l'accent.

Camember s'adresse à mam'selle Victoire

« Le colonel est-il visuel, mam'selle Victoire ?
— Foui ! mossieu Gamempre, ché fiens té le foir… tans son gabinet… il é… grivé.
— Pas possible ! le colonel il… ?!!
— C'est gomme ché fous le tis, mossieu Gamempre. »

Camember s'en va prévenir le major en pleurant

« C'est-y malheureux ! pense Camember en courant chercher le major… Crevé ! Un homme si z'aimable ! Ainsi, pas plus tard qu'à ce matin, il m'disait z'à moi-même, en me tirant la barbe : Mon brave Camember, tu ne seras jamais qu'un z'imbécile. »

Le major apprend avec surprise la nouvelle

« M'sieu l'major… l'colonel… l'père du régiment… qui se portait à c'matin comme vous et moi… eh ben ! paraîtrait qu'pour l'estant il s'aurait déshabitué de souffler, vu qu'il a reçu sa feuille de route pour l'autre monde, sans billet de retour. »

Tout le personnel de la caserne se présente dans le bureau du colonel… qui se porte comme un charme

La fatale nouvelle s'étant répandue avec la rapidité de la foudre, le major, muni de sa trousse et flanqué des officiers du régiment, fait irruption dans le cabinet où le grand chef achevait fort tranquillement un rapport.

Camember se défend

« Ah çà ! espèce de dromadaire ! pourrais-tu me dire ce que signifie cette plaisanterie ?
— Mon colonel, c'est mam'selle Victoire, qu'elle m'a dit : « Je viens de voir le colonel ; il est crevé ! »

Mam'selle Victoire s'explique devant les officiers

« Oh ! mossieu Gamempre, gémit Victoire, citée à comparaître, c'est pas chentil te faire arrifer tes misères à une bôvre cheune fille innocente… Ch'ai pas tit : « Le golonel il est grévé »… ch'ai dit : « Le golonel il égrivé… avec une blume, quoi ! »

Colophon de la deuxième partie

Camember-Salomon, médiateur.

Pitout et Cancrelat s'amuse à se lancer des insultes

Pitout et Cancrelat, qui ont eu une discussion, ont épuisé toutes les injures de leur répertoire, lorsque Cancrelat, cherchant un dernier argument, retrouve au fond de sa mémoire un mot qui lui semble devoir condenser tout le mépris que lui inspire Pitout : « Eh ! va donc, puriste ! »

Le ton monte, les deux hommes menacent d'en venir aux poings

Pitout a bondi : « Moi ! je suis un… comment que t'as dit ! — Puriste ! — Répète encore une fois. — Puriste ! — Encore ! » etc. Heureusement que Camember s'avance pour mettre fin à la discussion, qui, commencée sur ce ton, n'a pas de raison pour ne pas durer indéfiniment.

Le sapeur intervient et se place entre les deux prétendants

« Doucement ! les petits agneaux, dit Camember, faites assavoir au sapeur le motif comme duquel vous vous disputez avec tant de chaleur, et c'lui-là qu'aura du tort, il payera la goutte des deux autres. »
Salomon n'eût pas mieux jugé.

Cancrelat semble l'emporter

CANCRELAT. — Y m'a appelé veau à deux pattes !
CAMEMBER. — Oh ! oh ! c'est-z'à-dire, Pitout, que c'est comme si tu l'aurais institulé monstre, vu que les veaux qui sont des amphirbies, ils s'ématriculent de quatre pattes pour l'ordinaire ; ils peuvent même en avoir six ! Donc, Pitout, c'est toi que tu payes la goutte.

Pitout semble l'emporter

PITOUT. — Oui, mais il m'a qualifiqué purisse !
CAMEMBER (sévèrement). — C'est y vrai, Cancrelat, que tu aurais appelé Pitout… comme y dit ?
CANCRELAT. — Voui, sapeur !
CAMEMBER. — Oh ! oh ! c'est sexivement grave !

Camember met Cancrelat à l'amende aussi

CAMEMBER. — Dis-moi, Cancrelat ! Pitout est-il du même pays que toi ?
CANCRELAT. — Non, mon sapeur !
CAMEMBER. — Alors paye aussi la goutte, vu que t'as eu tort de l'insulter en patois de ton pays qu'y n'comprend pas.

Colophon de la troisième partie

Confidences.

Camember est assis à une table et parle avec mam'selle Victoire

Camember ayant fait une course pour le colonel, celui-ci lui fait donner un verre de vin.
C'est pourquoi Mlle Victoire lui en octroie généreusement une bouteille.

Camember invite mam'selle Victoire aux confidences

Aussi, au dernier verre, Camember éprouve-t-il le besoin d'entamer le chapitre des confidences.
« Voyons, mam'selle Victoire, qu'est-ce que, dans le fort de votre intérieur, vous pensez de la colonelle ? »

Camember se réjouit à l'idée des confidences qu'il va recueillir

« Vous êtes un honnêde cheune homme, mossieu Gamempre, aussi che fais fous tire mon obinion… Y en a gui tisent ci… »
— Eh ! eh ! » fait Camember.

Camember n'en revient pas de ce qu'il apprend

« Eh pis, y en a peaugoup aussi gui tisent ça…
— Pas possible ! fait Camember.
— Foui ! mossieu Gamempre, mais c'est tes maufaises lanques ! »

Camember n'en revient pas. Mam'selle Victoire continue

« Eh pien ! foulez fous gue che fous tise ? Mais ne rébétez pas, pour ne bas faire tu dort à une paufre cheune fille inosante… Moi che ne tis ni ci, ni ça ! foilà mon obinion !… »

Camember remercie mam'selle Victoire

« Mam'selle Victoire, que vous raisonnez subséquemment, comme qui dirait censément un maréchal de France… Eh ! bien, c'est aussi itérativement mon avis… et je la partage. »

Colophon de la quatrième partie

Camember complimente la colonelle.

Camember frotte un fauteuil avec vigueur

Les jours où chez le colonel on fait à fond le salon, Camember est appelé à l'honneur de frotter les meubles, ce qu'il fait avec toutes l'ardeur dont il est capable, en chantant :
Petits voiseaux qui-z'-êtes dansle feuillâââge… etc.

Camember contemple un tableau au mur puis appelle la Victoire

Tout à coup le sapeur s'arrête et demeure en contemplation devant un tableau à lui inconnu et qui orne depuis peu les murs du salon. Puis il appelle son Égérie, mam'selle Victoire, pour lui demander quelques éclaircissements complémentaires.

Victoire apprend à Camember qu'il s'agit du portrait de la colonelle

« Gomment, mossieu Gamempre ! fous ne foyez pas gue c'est la golonelle qu'elle a fait direr son bortrait par un peintre te paysages qu'on tit qu'il fait drès bien les animaux ? — Ça ne l'empêche pas d'avoir joliment raté la colonelle ! » dit Camember.

Mam'selle Victoire répond avec franchise à la colonelle qui l'interroge

LA COLONELLE (survenant). — Eh ! bien, Victoire, comment trouvez-vous mon portrait ?
VICTOIRE. — Matame tésire safoir ma bensée ?
LA COLONELLE (inquiète). — Mais… je vous en prie !
VICTOIRE. — Eh pien ! che ne le droufe pas choli, choli !

Camember vole au secours de la Victoire. La colonelle semble apprécier modérément

CAMEMBER (bondissant). — Oh ! mam'selle Victoire… Si on peut dire des choses aussi nain vert sans barbe (invraisemblables, probablement)… C'est pt'être vrai que ce n'est pas joli, joli… mais, avouez que c'est rudement ressemblant… avouez-le. »

Camember converse dans la cuisine avec mam'selle Victoire

CAMEMBER, d'un ton paternel, à mam'selle Victoire. — Mais, mam'selle Victoire, faut jamais dire aux dames que leur poquetrait il n'est pas joli… ça les fâche… et vous avec eu une fière chance que le sapeur se soye trouvé là pour vous rabibocher les choses.

Colophon de la cinquième partie

Camember chimiste.

Camember entre dans la cuisine où il trouve Victoire en train de pleurer

« Quoi qu'y a donc que vous versez des pleurs, mam'selle Victoire ?… quoi qu'il y a donc de cassé ? Le sapeur est-ce qu'il serait susceptible de consoler vot' petit cœur meurtri ? »

Victoire avoue son drame à Camember

« Ch'ai renfersé la moitié te l'eau te Gologne tans le gabinet te doilette te la golonelle, mossieu Gamempre ! c'qu'elle fa être vachée ! »

Camember sugère une solution ingénieuse au problème

« Attendez, mam'selle Victoire ! C'est de l'eau de Cologne que vous dites ? — Foui, mossieu Gamempre !
— Si que vous rempliriez le flacon avec de l'eau ordinaire… elle n'y verrait p'têtre rien la colonelle. »

Victoire s'en va exécuter le projet suggéré par Camember

« Mossieu Gamempre ! fous êtes ma Brovidence !… fous êtes un amour. — Ptêt'bien, mam'selle Victoire, ptêt'bien ! »

La colonelle vient réprimander Camember et Victoire dans la cuisine

(20 minutes après.) — LA COLONELLE : Qui a versé de l'eau dans mon flacon ?
CAMEMBER. — À quoi qu'ma colonelle a vu la chose ?
LA COLONELLE. — Mais, sapeur, vous ne savez donc pas que l'eau de Cologne se trouble quand on y verse de l'eau pure ?

Camember conclue devant Victoire

« Ça, mam'selle Victoire, c'est bon-z-à savoir. La prochaine fois, avant d'verser d'l'eau dans le flacon, vous f'rez bien d'y ajouter, avant, un tout petit peu de Cologne. »

Colophon de la sixième et dernière partie
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