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Les facéties du sapeur Camember par Christophe - Pierre Aulas
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Plan détaillé
Camember est présenté au lecteur.
Ier groupe d'histoires.
IIe groupe d'histoires.
IIIe groupe d'histoires.
IVe groupe d'histoires.
Ve groupe d'histoires.
VIe groupe d'histoires.
VIIe groupe d'histoires.
Un médicament qui se trompe d'adresse.
Puissance de l'addition.
Une réflexion amère du sapeur.
L'excès en tout est un défaut.
Camember apprend l'orthographe.
Camember se venge !
VIIIe groupe d'histoires.
Épilogue.

VIIe groupe d'histoires.

Un médicament qui se trompe d'adresse.

Mam'selle Victoire s'adresse à Camember

« Je suis drès ogupée, mossieu Gamempre. Bourriez-fous me rendre un service ? — Avec vélocipèle, mam'selle Victoire ! — Alors, allez chercher une burge pour la golon'elle, mais une burge gu'on ne la zentirait bas basser ! Fous m'entendez pien ? »

Camember rentre chez le pharmacien en saluant

« Mossieur le Phormachien ! S'que vous n'aureriez pas une purge qu'elle serait itérative et que nonostant on ne la sentirait pas passer. — Si fait, monsieur le sapeur, donnez-vous la peine de vous asseoir… Je vais vous chercher cela. »

Camember s'assied. Le pharmacien lui propose un verre qu'il s'empresse de boire

« Et en attendant, pour vous faire passer le temps, faites-moi le plaisir et en même temps l'honneur, monsieur le sapeur, d'accepter ce verre de sirop !
— Vous êtes bien honnête, m'sieur l'Phormacien ! »

Le pharmacien vient apprendre à Camember qu'il a pris sa purge sans s'en apercevoir

Cinq minutes après : — « Et cette purge, mossieu le Phormacien ? — Vous n'avez donc rien senti ? — Moi ? non ! — Eh bien  ! vous venez de la prendre ! ce sirop que… — Tonnerre ! hurle Camember indigné, c'était pas pour moi ! c'était pour la colonelle ! »

Le colonel sermone le sapeur

LE COLONEL : « Alors espèce de kanguroo, tu te permets d'ingurgiter les médicaments destinés à la colonelle ! Tu vas aller trouver poliment l'adjudant-major, et tu le prieras humblement de te mettre immédiatement et pour huit jours consécutivement à l'abri du soleil. »

Camember, enfermé au cachot, se tient le ventre

Livré à ses réflexions, Camember, qui se sent tout remué, monologue mélancoliquement. « — Mille millions de coupe-choux ! gémit Camember à l'ombre, en voilà une farce qu'est pas à faire ! Il aurait bien pu attendre deux ou trois jours, le colonel…! Vrai ! »

Colophon de la première partie

Puissance de l'addition.

Mam'selle Victoire demande à Camember d'aller chercher des pommes de terre

« Mossieu Gamempre ! vous seriez pien aimaple t'aller à la ferme me chercher tes bommes te derre.
— Mam'selle Victoire, c'est pour moi-z-un bonheur inaffable de vous êtes agriable ; je vas, je vole et je reviens ! »

Camember s'est endormi à la terrasse d'une auberge. Deux gamins s'approchent

Malheureusement, la route étant longue et la chaleur étouffante, Camember s'affale dans la première auberge. Aussitôt l'élève Merlin demande à l'élève Batifol s'il veut savoir au juste ce que c'est que l'addition des fractions.

Les deux gamins remplissent de cailloux le sac de pomme de terre qui est sur le dos du sapeur

L'élève Batifol y ayant consenti, l'élève Merlin lui fait part de la méthode qu'il compte employer pour faire l'opération. Batifol, qui a compris, pose les premières fractions…

Le remplissage du sac continue

… auxquelles l'élève Merlin, avec un soin tout particulier et un remarquable esprit de méthode, s'empresse d'ajouter quelques nombres ou expressions également fractionnaires…

Le remplissage du sac continue. Le sapeur dort toujours

… qui s'augmentent de certaines quantités ou grandeurs de même nature apportées par l'élève Batifol, qui montre à cette occasion combien il possède l'esprit d'assimilation.

Le sapeur tombe à la renverse, tiré en arrière par le poids de son sac

Si bien que les élèves Merlin et Batifol obtiennent à la fin une somme ou total à forme entière produisant une nouvelle fraction, ce qui est bien étonnant au point de vue arithmétique.

Colophon de la deuxième partie

Une réflexion amère du sapeur.

Le colonel interroge le sapeur

« Que faisais-tu dans le civil, Camember ?
— J'ai été cordonnier, mon colonel…
— Alors tu dois savoir peindre des volets… Donc tu vas repeindre ceux de ma maison. »

Camember, accroché au bout d'une corde, repeint les volets de la maison du colonel

Et voilà pourquoi notre pauvre sapeur se trouve dans la situation élevée que représente l'image.

« Petits voiseaux qui z'êtes dans le feuillâââge
Ousque murmure l'onde du clair ruisseau… »

Camember continue sa peinture en chantant

« Chantez, chantez dedans le vert bocââââge
Le gai printemps…… Le gai printemps…….
Époque du rrrrre…… nouveau……
….. du rrrrrenouveau….. hem ! du rrenouveau ! »

Camember peint et s'impatiente

« Nom d'une bombe ! est-ce qu'il y a encore beaucoup comme ça à faire ?… Une, deusse, troisse, quatre…! J'arriverai jamais au bout ! Camember, mon ami, t'en as pour jusqu'au jugement dernier. Et dire que ça n'te s'rait pas arrivé si tu n'avais pas fait la bêtise de dire que t'étais cordonnier ! »

Camember s'arrête de peindre et réfléchit

Et les hirondelles purent voir le sapeur donner les signes d'un amer découragement, et les moineaux piailleurs l'entendirent murmurer mélancoliquement : « C'est pas pour dire ! Non ! positivement c'est pas pour dire !… »

Camember fait part de ses réflexions à mam'selle Victoire qui a passé la tête par la fenêtre

« Qu'est-ce gui n'est bas pour tire, mossieu Gamempre ? dit une voix harmonieuse.
— Tiens ! Vous étiez là, mam'selle Victoire ?
— Voui ! che vous gontemplais, mossieu Gamempre ?
— Eh bien  ! c'est pas pour dire ! Mais c'qu'y d'vait s'emb..nuyer quéqu'fois, l'nommé Raphaël ! »

Colophon de la troisième partie

L'excès en tout est un défaut.

Mam'selle Victoire fait la lessive dans un grand bac. Camember vient proposer ses services

« Mam'selle Victoire, serai-je-t-y assez heureux si vous me feriez celui de me demander un service que je serai rudement satisfaisant d'vous obtempérer ? »

Le sapeur retrousse ses manches

« Si vous foulez, mossieu Gamempre, être tut à fais calant, brenez la crante bassine à gonfitures et asdiguez-la gomme y faut ! »

Camember se lance dans le récurage de la bassine à confiture

« Petits voiseaux qui z'êtes dans le feuillâââge
Ousque murmure l'onde du clair ruisseau,
Chantez, chantez, dedans le vert bocââââge…..
Le gai printemps, époqu' du rrrrrenouveau. »

Camember pose la bassine sur la table et se recule pour voir le résultat

«  ! maintenant, mam'selle Victoire, n'y a plus qu'à mettre un peu de recul, comme y dit un peintre en bâtiments de mes amis. Paraît qu'y a rien de tel pour voir si ça fait bien ! »

Camember recule et tombe, en entraînant Victoire, dans la bassine à lessive

L'effet produit par le recul ! Nous supposons la figure assez claire par elle-même et nos lecteurs assez intelligents pour ne pas avoir besoin qu'on leur donne de plus amples explications.

Les deux amis sont trempés

« Eh ! pien, mossieu Ga… Ga… atchouh ! mempre… C'est ce que fous ap… atchin ! pelez du recul !
— J'en… j'en… pfft !… ai trop mis, ma… mam'selle Victoire ! J'en… ai trop mis. »

Colophon de la quatrième partie

Camember apprend l'orthographe.

Camember est de planton. Mam'selle Victoire approche

Camember, de planton, pense que c'est très amusant de ne penser à rien, mais, qu'en somme, cet exercice manque de variété et d'imprévu.

Camember fait le salut militaire à Victoire

« Salut, mam'selle Victoire ! que subséquemment vous v'la revenute du marché ?
— Oui, mossieu Gamempre ! pien le ponchour. »

Camember s'interroge sur ce Victoire ramène du marché

« Quoi que vous avez acheté, mam'selle Victoire ?
— Tefinez, mossieu Gamempre, c'est quéqu'chose te pon ! ça gommence par un C ! »

Camember joue à deviner le contenu du panier

« Par un C ? voyons… par un C… Ah ! cornichon ? — Non, mossieu Gamempre. — Alors, choucroute ? — Non ! vous tefinez pas, mossieu Gamempre ! »

Camember s'en-tête

« Ah ! j'y suis… çaussisse !
— Mais non, mossieu Gamempre ! allons, técitément, tonnez-vous fotre lanque au chat ? »

Mam'selle Victoire donne la solution au sapeur

« Dame, oui, mam'selle Victoire !
— Eh ! pien ! mossieu Gamempre; puisque fous ne tefinez pas : c'est tes cuernouilles et un chigot ! »

Colophon de la cinquième partie

Camember se venge !

Camember a épluché des pommes de terre pour mam'selle Victoire

Mlle VICTOIRE : — Fous êtes, mossieu Gamempre, un aimable jeune homme, de m'éblucher mes bommes te derre… un cheune homme tut à fait calant. (Silence…) Gomment tonc gu'on fous abèle té fotre pedit nom, mossieu Gamempre ?

Camember engage mam'selle Victoire à deviner son prénom

CAMEMBER. — Ah ! ah ! mam'selle Victoire, que voilà une question obtempérative ! Vous m'avez fait deviner l'autre jour ce qu'il y avait dans votre panier. Eh bien ! maintenant, à votre tour ! Faut d'abord vous dire que mon nom propre, il n'est pas commun !

Victoire réfléchit. Camember s'en amuse

CAMEMBER. — Et puis comme je ne veux pas que vous serchiez dans le parmi de tous les noms de l'arc-en-ciel, mon nom y commence par un F, mam'selle Victoire. Ça va vous faciliter la trouvaison du nom dont auquel je m'parfume à votre vis-à-vis !

Victoire tente une première fois sa chance

VICTOIRE. — Par un F, gué fous tites, mossieu Gamempre, par un F ? Est-ze que ça ne serait pas Fictor ?
CAMEMBER. — Non, mam'selle Victoire, vous n'y êtes pas ! Ça n'est pas Victor !

Victoire tente une deuxième fois sa chance

VICTOIRE. — Cette fois ch'y suis, mossieu Gamempre ! Z'est Fincent !
CAMEMBER. — Mais, mam'selle Victoire, puisque je vous réitère que ça commence par un F…

Camember donne la solution

VICTOIRE. — Alors, moi aussi, che tonne ma lanque au chat, mossieu Gamempre.
CAMEMBER. — Eh bien ! mam'selle Victoire, j'suis intitulé Éphraïm, pour vous servir !

Colophon de la sixième et dernière partie
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