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Les facéties du sapeur Camember par Christophe - Pierre Aulas
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Plan détaillé
Camember est présenté au lecteur.
Ier groupe d'histoires.
IIe groupe d'histoires.
IIIe groupe d'histoires.
IVe groupe d'histoires.
Ve groupe d'histoires.
VIe groupe d'histoires.
VIIe groupe d'histoires.
VIIIe groupe d'histoires.
Épilogue.
Deux héros.
Camember sauve le colonel.
La noce de Camember.
All is well that ends well.

Épilogue

Camembert auréolé de lauriers et d'amour

Deux héros.

Le sapeur et Cancrelat tirent à travers une brèche sur les Prussiens

Postés à un créneau pratiqué dans un mur de jardin à Flavigny, Camember et Cancrelat s'amusent comme des bienheureux. En voilà deux dont on ne peut pas dire qu'ils ont jeté leur poudre aux moineaux et travaillé pour le roi de Prusse !

Le colonel observe l'ennemi à la jumelle à travers la brèche

À midi, le colonel vient observer l'ennemi… « Mon colonel, dit Camember, si je serais à votre place, j'irais ailleurs ; il fait trop chaud ici et vous pourriez attraper queuque chose qui ferait moins plaisir à la colonelle que la croix d'honneur. »

Le sapeur et Cancrelat déplace le colonel qui vient d'être atteint par une balle

« Là, Cancrelat, avais-je t'y raison ou avais-je t'y pas raison ? Le v'là propre à présent not'pauv'colon… Allons, dépose-le là, bien doucement, et couvre-le d'une couverture ; faut cacher sa mort, parce que la mort du colon ça démoralise les hommes. »

Sapeur et Cancrelat refont feu à travers la brèche pour venger leur colonel

« Et maintenant vous autres, attention !… Ah ! vous démolissez not'colonel… eh ! be, nous allons rire !… Tiens Cancrelat, regarde donc un peu ce grand barbu qui se prélasse sur son cheval gris… Paf ! — Rigodon ! crie aussitôt Cancrelat. C'est leur colon à eusses ! »

Le sapeur refuse de faire retraite

« Sapeur ! dit Cancrelat, on sonne la retraite ! — Fusilier Cancrelat, seriez-vous assez lâche pour abandonner aux Prussiens le corps de votre colonel ?… Apprenez fusilier Cancrelat, que les coups de fusils m'empêchent d'entendre sonner la retraite ! »

Le sapeur défend la brèche à la baïonnette coûte que coûte

Cela se passait à quatre heures du soir. À cinq heures moins le quart, Cancrelat a le bras cassé ; à cinq heures, il voit Camember lancer de formidables coups de baïonnette et à cinq heures cinq minutes il ne voit plus rien, et pour cause : Cancrelat s'est évanoui.

Colophon de la première partie

Camember sauve le colonel.

Le sapeur se réveille au milieu de la nuit

La fraicheur de la nuit réveille Camember blessé, qui s'aperçoit qu'il n'a qu'un coup de crosse sur le crâne et un coup de baïonnette qui lui a égratigné les côtes.

Le sapeur découvre le corps du colonel, qui n'est pas mort

Pendant qu'il cherche à reprendre le cours interrompu de ses idées, il entend un gémissement. S'étant approché, il constate avec bonheur que ce gémissement a été poussé par le colonel.

Camember porte le colonel sur son dos

Il conclut de là avec une rare logique que le grand chef n'est pas mort puiqu'il se plaint, et se déclare à lui-même que son devoir est de le transporter à l'ambulance.

Camember assomme un planton prussien d'un coup de poing

Et malgré la fatigue, malgré le sang qui coule de ses récentes blessures, Camember marche, marche marche toujours ; il avance en dépit des obstacles qui se dressent sur sa route, et dont il se débarasse ou qu'il évite avec ingéniosité.

Camember déguisé avec un casque prussien, arrive devant un planton français avec le corps du colonel

Il remarque même que trop d'ingéniosité peut être nuisible et que le moyen qui lui a servi pour traverser les lignes prusiennes, doit subir des modifications lorsqu'il s'agit de pénétrer les lignes françaises.

Camember porte le colonel jusqu'à l'hôpital

C'est à demi mort de fatigue, soutenu seulement par une énergie et une volonté de fer, que l'héroïque sapeur arrive en vue de l'ambulance. — « À moi, s'écrie-t-il dans la nuit, c'est le colonel ! » et il roule sans connaissance sur le sol !

Colophon de la deuxième partie

La noce de Camember.

Camember, dépenaillé et maigre, rentre au foyer

Camember s'est battu partout et n'a été tué nulle part. À la paix, il vole là où il sait devoir trouver sa douce fiancée, qui hésite à reconnaître dans ce loqueteux son beau et fidèle sapeur. Quant à Victorin, il semble sourd à la voix du sang.

La colonelle remercie le sapeur

La colonelle, prévenue, accourt aussitôt, et serrant entre ses mains blanches la patte velue du bon sapeur, le remercie avec des larmes d'avoir, au péril de sa vie, sauvé le colonel. « Oh ! y a pas de quoi ! ma colonelle », répond Camember avec infiniment de modestie.

La noce sort de l'église

Deux mois après, Camember complétement refait et remis à neuf, heureux comme un roi, beau comme un soleil, conduisait au pied des autels sa douce et timide fiancée rougissante et émue. L'inévitable et sympathique Cancrelat était garçon d'honneur.

Les convives sont réunis autour de la table. Camember chante

Au dessert, et comme il convient, chacun chanta la sienne. Camember donna le signal en entonnant sa fameuse romance :
Petits voiseaux qui-z-êtes dans le feuillâââge…

Le colonel remet à Camember la légion d'honneur

Le colonel, venu pour porter un toast à son sauveur, demande, lui aussi, à chanter la sienne. Or « la sienne », elle était contenue dans une petite boîte et ornée qu'un ruban jaune liseré de vert.

La noce se disperse dans la nuit, bien emmêchée

Après quoi, chacun s'en fut se coucher, en commentant avec émotion les événements de cette journée mémorable dans laquelle Victorin avait été mis en possession d'une seconde maman Camember.

Colophon de la troisième partie

All is well that ends well.

Madame Cancrelat insulte copieusement son mari

Cancrelat a épousé dans son pays Mlle Angélique Beaufils, qui avait du bien, mais qui en profite pour mener tambour battant le brave garçon, lequel, d'ailleurs, ne s'en porte pas plus mal.

Cancrelat fait essayer les tuyaux des pompes à incendie

Il a été nommé capitaine des pompiers de Lantenot. C'est lui, parait-il, qui a eu le premier l'idée géniale qui consiste à essayer les pompes la veille de chaque incendie.

Le major se marche dans la rue, habillé d'un beau manteau

Le major Mauve s'est retiré à Saint-Rémy-sur-Deule, patrie de l'illustre Fenouillard. Il y fait à son cher cousin, le célèbre docteur Guy Mauve, une loyale mais désastreuse concurrence.

Le colonel, assis à son bureau, rédige ses mémoires

Le colonel, devenu général, et maintenant en retraite, prépare un grand ouvrage sur la cause de nos désastres. Il couronne ainsi une belle carrière par une œuvre utile et saine. Puissent nos enfants mettre à profit ses avertissements et ses conseils !
La colonelle l'aide dans cette noble tâche.

Camember et ses enfants en rang au garde à vous

Quant à Camember, il est garde particulier dans la propriété du colonel et père d'une nombreuse famille. Il a déjà 8 garçons qu'il élève avec l'aide du sergent Victorin, dans cette idée que « la discipline est la force des armées ». Il ne commencera, dit-il, à être à peu près satisfait que quand il aura un nombre de garçons représentant l'effectif d'une escouade sur le pied de guerre.
Il a toujours pour Mme Victoire une affection et une admiration sans bornes qu'elle lui rend bien d'ailleurs. Puissent-ils goûter longtemps ensemble le bonheur qu'ils ont si bien mérité ! All is well that ends well : tout est bien qui finit bien !

Colophon de la quatrième et dernière partie
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