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Les facéties du sapeur Camember par Christophe - Pierre Aulas
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Plan détaillé
Camember est présenté au lecteur.
La première enfance de Camember.
Camember à la recherche d’une position sociale.
Camember tente de se rendre utile.
Camember dévoyé, trouve sa voie.
Ier groupe d’histoires.
IIe groupe d’histoires.
IIIe groupe d’histoires.
IVe groupe d’histoires.
Ve groupe d’histoires.
VIe groupe d’histoires.
VIIe groupe d’histoires.
VIIIe groupe d’histoires.
Épilogue.
Appendice

Préface

Histoire naturelle, véridique et compilatoire d’un sapeur qui portait la hache et le tablier à la fin du Second Empire. — Si l’auteur a choisi cette époque, ce n’est pas qu’il y ait été poussé par des considérations politiques ; c’est simplement afin d’avoir l’occasion et le prétexte d’orner l’occiput de son héros d’un de ces triomphants bonnets à poil, dernier écho de ceux qui furent les panaches blancs de la Grande Armée. — On admirera combien il a fallu de génie à l’auteur pour faire du neuf avec du vieux. — On y verra également comme quoi ce n’est pas sans avoir passé beaucoup de temps à l’ombre que le héros de ce remarquable ouvrage parvint à épouser mam’selle Victoire, ce soleil resplendissant de toutes les vertus domestiques.

Camember est présenté au lecteur

Notre héros explore son nez

La première enfance de Camember.

A la mairie

Le 29 février 1844, fut déclarée à la mairie de Gleux-lès-Lure (Saône-Supérieure), la naissance d’un enfant du sexe masculin, fils d’Anatole Camember, cultivateur, et de Polymnie Cancoyotte, son épouse. L’enfant fut inscrit sous les noms de François-Basptiste-Ephraïm.

Le docteur Breuvage donne son avis

Consulté à son sujet, l’aimable et savant docteur Breuvage conseilla de le nourrir exclusivement de charcuterie et de farineux. Grâce à ce substantiel et hygiénique régime, Éphraïm devint rapidement un solide gaillard.

Camember arrache des légumes dans le potager familial

Aussi, dès l’âge de deux ans avait-il assez de vigueur pour tirer, dans le jardin paternel, les plus énormes carottes. Ces dispositions étonnantes n’auraient pas manqué d’inquiéter M. Camember père, si celui-ci avait été le moins du monde superstitieux.

Camember tente d’apprendre son alphabet

À sept ans, il commença ses études. Mais, dès le début, il manifesta le plus complet dédain pour la lecture. La lettre H fut longtemps, ô prédestination ! la seule qu’il reconnût sans hésiter. On verra plus loin pourquoi nous disons : « Ô prédestination ! » Mais n’anticipons pas !

Camember déniche les oiseaux dans les arbres

Si ses progrès dans les belles-lettres étaient plutôt lents, il avait, par contre, à force d’application, acquis les talents naturels aux singes et dont il profitait pour se livrer avec ardeur à l’ornithologie, à laquelle il consacrait les nombreux loisirs qu’il savait se créer.

Camember père corrige Camember fils

Mais, comme il sacrifiait généralement ses fonds de culotte à cette science remarquable, sa vocation se trouva contrariée par M. Camember père, dont l’intelligence obscurcie par le terre-à-terre des occupations agricoles, ne comprenait rien aux spéculations scientifiques.

Hache sur fond de brume

Camember à la recherche d’une position sociale.

Camember garde son troupeau d’oies

Son éducation terminée, et étant donné son goût pour l’ornithologie, on lui trouve un métier peu absorbant et qui éveille en lui de poétiques rêveries.

Camember s’essaie à la musique

Malheureusement, ayant, à l’instar du regretté Pan, découvert les propriétés musicales des roseaux juxtaposés, il néglige complétement l’ornithologie pour la musique et laisse les palmipèdes, confiés à ses soins, contracter de funestes habitudes d’indépendance.

Camember a égaré ses oies

Ce qui n’est pas du goût de M. Camember père, lequel est régulièrement obligé de rembourser le prix des oisons égarés par le Mozart franc-comtois.

Camember commence son apprentissage chez Christophe

Aussi M. Camember père prend-il la résolution virile d’arracher son fils à ses tendances contemplatives en le mettant en apprentissage chez le père Christophe (fait le neuf avec du neuf).

Camember se prend une gifle

Malheureusement Éphraïm, devant ses formes et ses tranchets, pense aux échos du bois de Mortare et méprise ses devoirs professionnels, ce qui amène parfois des explications vives.

Camember se prend un coup de pied au cul

Sorti de chez le père Christophe pour entrer chez le père Bibelot, Éphraïm persiste dans sa manière d’agir qui consiste à ne rien faire. Il est curieux à ce propos de remarquer comment les mêmes causes sont suivies d’effets analogues.

Pan souriant

Camember tente de se rendre utile.

Deux maçons montent une poutre

Camember, qui aimait beaucoup voir travailler les autres, regardait un jour deux maçons qui hissaient à grand’peine deux lourdes poutres au sommet d’une maison en construction.

Camember est interpellé poliment

« Spèce de poireau  dit élégamment l’un deux. Est-ce que tu ne pourrais pas venir nous donner un coup de main, plutôt que de rester planté là comme l’as de pique ? »

Camember apporte son aide aux ouvriers

Vexé de la comparaison, mais intimidé par une mise en demeure aussi littéraire, Camember apporte aussitôt aux deux ouvriers le concours de son inexpérience.

Camember est emporté par la charge

Les maçons s’étant aperçus de la mollesse avec laquelle le jeune Camember vient à leur aide, entreprennent de lui donner une leçon de choses en lâchant la corde avec une remarquable simultanéité.

Camember disparaît dans les hauteurs

Camember passe aussitôt à l’état de contrepoids. Mais Camember-contrepoids étant, comme feu Balthazar, beaucoup trop léger, exécute une ascension rapide…

La poutre tombe sur les deux ouvriers restés en bas

… Tandis que les poutres font exactement le contraire ; Camember, suspendu, ayant fait d’amères réflexions sur les dangers que l’on court quand on travaille, persista de plus belle à faire le désespoir de sa famille.

Camember dévoyé, trouve sa voie.

Camember accroche une casserole à la queue d’un chien

Écœuré, M. Camember père renonce à faire quelque chose de son fils qui, abandonné, donne libre carrière à son esprit inventif.

La casserole est emportée avec les marrons qu’elle contient

… Au grand désespoir du marchand de marrons du coin de la mairie, qui ne comprend rien aux phénomènes extraordinaires dont son établissement est le théâtre.

Le chat de la mère Pautot apprend à nager

Au grand désespoir aussi du chat de la mère Pautot, à qui Éphraïm enseigne les principes élémentaires de la natation gratuite et obligatoire.

Camember s’exerce au métier de loustic

Puis il s’exerce au métier de loustic en jouant quelques farces spirituelles aux amis, comme par exemple de leur glisser une grenouille dans la poche ou une guêpe dans le cou. À moins que ce ne soit un lézard ou un bourdon.

Camember tire le bon numéro lors de la conscription

On n’ose prévoir comment tout cela aurait fini, si, le 12 janvier 1864, par-devant M. le sous-préfet de Gleux-lès-Lure (Saône-Supérieure), François-Baptiste-Éphraïm Camember, déjà fortement barbu malgré sa jeunesse, n’avait tiré à la conscription le n°4.

Camember rejoint, en habits de cloche, sa caserne d’affectation

Ce qui mit Éphraïm dans l’obligation d’embrasser la noble carrière des armes. Il y a lieu, toutefois, de remarquer qu’il était soldat bien jeune, puisqu’étant né un 29 février il n’avait vu, depuis 1844, que 5 fois son jour de naissance.

Casserolle accrochée à la queue d’un chien
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